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Publié le par LE PRATICIEN DE SANTE

 

“Embouteillage” aux urgences

Par : Noureddine BENABBOU "LIBERTE"

“Je ne vous cache pas ma surprise quand j’ai constaté de visu plus d’une vingtaine de malades à même le sol, faute de lits”, affirme amèrement notre source.

La situation qui prévaut aux UMC du CHU d’Oran est devenue insupportable à cause du nombre de malades évacués vers ce service. Avec 24 lits et 3 salles opératoires, les médecins font face à une pression difficile : “Pendant une matinée, nous avons reçu 45 malades alors que nous avons 24 lits seulement. Je ne vous cache pas ma surprise quand j’ai constaté de visu plus d’une vingtaine de malades à même le sol, faute de lits”, affirme amèrement notre source. Pourquoi une telle situation ? 
“Le CHU d’Oran est un établissement régional. Nous recevons les malades de toute la région ouest du pays. D’autre part, il y a des cas qui ne nécessitent pas le transfert vers les urgences”.  
Le CHU préconise et insiste sur l’ouverture des urgences de l’EHU 1er-Novembre : “C’est vrai. Nous avons saisi la tutelle (ministère de la Santé) pour l’ouverture des urgences de l’EHU d’Oran. 
Depuis 5 ans, les malades et les professionnels attendent avec impatience cette initiative pour désengorger le CHU”, fait savoir notre interlocuteur de la cellule de communication. En effet, le service de traumatologie est complètement saturé. Des cas urgents attendent 15 à 20 jours pour être opérés au service Fellaoucen. 
De son côté, la direction a réceptionné plusieurs appareils de pointe, surtout la table numérique estimée à 5 milliards de centimes. C’est un appareil tel un scanner mais plus sophistiqué. Les données sont incorporées dans un CD au lieu de clichés pour un scanner. 
“Effectivement, le diagnostic est plus précis”, affirme un professionnel. 
Cependant, si les médecins travaillent dans des conditions difficiles où souvent ils sont agressés physiquement par des malades ou leurs proches, il faut avouer que les débrayages et les arrêts de travail du personnel médical affectent sérieusement la bonne gestion de l’établissement et la prise en charge des malades. 
“Le service minimum est obligatoire et garanti. La grève est un droit, selon la loi, donc je ne peux donner un avis”, confie un médecin. À noter que des efforts considérables sont consentis.

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